La panique woke (épisode 3)

Dans les épisodes précédents de cette petite série dont la question centrale est “Pourquoi les conservateurs passent-ils leur temps à publier encore et encore la même tribune sur les questions sociales ?”, j’ai discuté la façon dont le discours de “panique woke” ne fonctionnait pas comme un discours cohérent, et ne reposait pas sur une idée d’argumentation. C’est à ce titre un discours très difficile à contrer, le risque étant en permanence de se prendre dans les détails qu’il amène pour en pointer les contradictions, ou de risquer de se retrouver dans la position peu envieuse du “clown triste”, qui explique qu’une blague n’est pas convaincante, ce qu’elle n’a jamais essayé d’être. J’aurais dû ajouter la façon dont ce discours s’appuie aussi sur un fort sentiment de victimisation par ceux qui le portent, et n’aurais pas trouvé de meilleur exemple que le déroulé de la récente émission “C ce soir” dans laquelle les universitaires Eric Fassin et Maboula Soumahoro donnaient la réplique à quelques journalistes, dont Mathieu Bock-Côté, auteur du récent La Révolution Racialiste et lui-même rédacteur talentueux de tribunes à la chaîne.

J’ai fait en sorte que l’extrait commence au moment dont je parle mais tout le débat est intéressant.

Sans s’attarder sur la question de qui a “gagné” le débat (petit spoiler, pour les gens qui pensaient déjà comme l’un des deux “camps”, c’est leur “camp” qui l’a emporté et l’autre a été ridicule), son dernier échange n’est pas sans intérêt, puisqu’il voit Eric Fassin se faire tancer en tant que censeur pour avoir finalement refusé d’accorder à ses contradicteurs le droit de dire sans être critiqués que la France faisait l’objet d’une invasion partie de facs verrouillées par des “racialistes” en rappelant qu’il n’existe pas de département universitaire consacré à cette question. Un peu plus tôt, Maboula Soumahoro avait également été tancée, sur le même registre, pour avoir répondu à un contradicteur expliquant ses alignements intellectuels par le lavage de cerveau qu’elle aurait subi lors de son passage au programme des “Young Leaders” (un programme de formation de cadres politiques et intellectuels français organisé par la French-American Foundation) qu’elle n’avait en fait jamais fait partie de ce programme. “C’est fascinant, cette méthode !” s’exclame même l’essayiste canadien, comme si le fait de rappeler un fait était une manoeuvre particulièrement malhonnête de la part de son contradicteur, plutôt qu’un échec de sa part, d’avoir avancé des faits imaginaires (à moins qu’ils ne soient alternatifs ?).

Ce sentiment particulier de victimisation constante est un élément qui joue dans le troisième élément de la “panique woke” : elle ne vise pas à unifier autour d’idées, mais d’une haine commune d’une idéologie et d’un groupe précis.

  • On ne convainc pas les gens d’être pour quelque chose, on les convainc d’être contre

Pour comprendre le statut des intellectuels en régime capitaliste, le sociologue Alain Bihr proposait en 1989 la notion de “classe de l’encadrement capitaliste”, pour désigner le rôle de la “classe moyenne”. Intellectuels, cadres, animateurs sociaux, professionnels de la politique et du “dialogue social” composent un groupe dont la fonction n’est pas de produire ou posséder, mais de contrôler, organiser, et surtout légitimer les rapports de classe et d’exploitation. De nombreux travaux ont illustré la façon dont ce travail d’encadrement passait par la création de hiérarchies ou de désirs, d’idéologie, mais aussi de craintes : la somme de Luc Boltanski et Eve Chiapello, Le nouvel esprit du capitalisme, illustrait par exemple de telles transformations pendant la révolution néolibérale. Mais tout cela suppose un ordre “positif” à proposer. Le philosophe marxiste anglais Mark Fisher posait au contraire à la fin de sa vie la question de ce qu’il restait d’un tel ordre “positif” dans les relations économiques et sociales : dans un monde qui n’a rien à proposer à part sa propre reproduction et “l’ennui et la frustration occasionnellement interrompus par des slogans de communication répétés d’un ton enjoué”, l’oubli, l’apathie, et le cynisme, sont des stratégies individuelles de survie parfaitement acceptables, et généralisées.

Des figures ont pu émerger dans ce contexte pour tenter de servir de modèles, notamment en naturalisant ou en mythologisant les hiérarchies en place. Deux intellectuels venus d’Amérique servent beaucoup de modèle en ce sens : Steven Pinker et Jordan Peterson. Il y a une même réponse à un désir de sens dans le vain espoir du premier qu’en montrant à des gens confrontés à de la précarité, de la pauvreté, ou des injustices racistes ou sexistes, que “la situation n’a jamais été aussi brillante” par des statistiques supposées incontestables, comme dans la tentative frileuse du second de justifier par un mélange de biologie et de psychologie jungienne les divers systèmes de domination, et surtout de convaincre ses lecteurs qu’il ne tient qu’à eux de s’extraire de vies désenchantées, et s’ils sont parmi les plus grands succès du marché dans lequel se mélangent self-help et politique, les chaînes Youtube, podcasts, publications, stages, et autres gadgets alliant une couche de discours fondamentalement conservateur ou réactionnaire sur une couche de pseudo-sciences et de méthode Coué sont pléthore, parfois portées par les anciennes figures désabusées de la droite radicale. C’est ainsi qu’on retrouve parmi les vendeurs de self-help français des figures comme le “journaliste” Laurent Obertone, ou l’ancien membre du FN, reconverti dans le masculinisme pseudo-philosophique Julien Rochedy. Mais au fond les efforts de ces figures aux orientations politiques par ailleurs fort différentes se contentent presque de revendre la même camelote centrée sur l’amélioration de soi et la marchandisation du sentiment de vacuité qui vient avec “la fin de l’histoire” que le capitalisme vendait déjà avant eux, en y ajoutant un message politique. Un élément plus marquant est le développement d’un autre type de discours, bien davantage porté par des néolibéraux, sociaux-libéraux, et sociaux-démocrates bon teint : la litanie de la haine de toute forme d’action politique, mais particulièrement de toute forme d’action politique orientée vers l’émancipation (que celle-ci soit de classe, de race, ou de genre).

C’est dans ce registre que se trouvent les plumes évoquées plus haut, dont le discours ne consiste pas vraiment à essayer de construire un “ordre positif”. Et pour cause : ayant intégré le dogme de la “seule politique possible” qui serait en gros un libéralisme économique nationaliste (notamment orienté sur la défense d’un ensemble de “valeurs” dont la définition varie au gré des besoins), teinté de suffisamment de filet de sécurité sociale pour justifier de son existence, tout en ayant définitivement intégré le modèle du workfare et de la pénalisation des “assistés”, des solutions policières aux problèmes sociaux, et du fait que c’est aux individus d’assumer la charge de la mobilité sociale en s’élevant individuellement par leur travail (dans une économie où celui-ci est de moins en moins rémunérateur, par souci de compétitivité), plutôt que collectivement par leurs luttes, ce camp politique n’a, fondamentalement, rien à proposer. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas un champ pour la démocratie, en laquelle ce camp politique continue fondamentalement de croire : elle peut servir à régler des conflits de “valeurs”, précisément. Dès lors tout débat qui porterait sur des questions de politiques publiques ou d’organisation collective est discrédité comme une perte de temps, pour être remplacé par des enjeux “culturels”. Les mobilisations récentes contre le racisme ont assez bien illustré ce phénomène : si les personnes ayant commencé à manifester dans la vague de mobilisations de l’été 2020 mettaient essentiellement sur la table des enjeux comme ceux de l’organisation de la politique répressive (notamment à travers la police), les ségrégations au logement, face à la justice, ou dans le domaine du travail, et après une pandémie qui avait durement atteint les minorités raciales en Europe et en Amérique du Nord, la relation entre l’héritage d’inégalités économiques et spatiales et la vulnérabilité face à un choc sanitaire, les libéraux éclairés ont réagi essentiellement sous deux formes, revenant chacune à écarter ces sujets de la table. Dans un premier temps, une sympathie de façade a pu accompagner des “gestes symboliques” revenant en fin de compte à ne rien faire ou presque ; dans un second temps, et cette réaction a été bien plus massive que la première, en s’engageant dans une campagne de discrédit massif de ces mouvements, sur le registre de la panique morale autour de pseudo-affaires dramatisées, censées révéler que, tout en n’ayant rien fait, on était déjà allé trop loin. C’est ainsi que la terreur woke est née.

Le maintien du statu quo ne nécessite pas que la population adhère au statu quo. Au contraire, faire cela nécessiterait d’avoir effectivement quelque chose d’autre que l’existant à proposer. Il est bien plus efficace d’essayer de la convaincre de détester suffisamment l’alternative pour ne pas avoir envie de s’y engager. A défaut de générer des militants, ce geste génère certainement de l’apathie, grâce à l’occupation du temps médiatique par des alignements de “Deux minutes de haine” autour de sujets n’ayant en fin de compte pas d’importance politique (le ridicule des militants antiracistes, la hargne des syndicalistes, les dérives supposées du féminisme, ou encore l’horreur fondamentale que doit faire ressentir toute tentative de changer le monde, même à la marge), y compris pour ceux qui les agitent, et sur le ton de la blague ou de la raillerie plutôt que de l’argumentation. La grande haine de l’écriture inclusive qui agite l’éditocratie française depuis plusieurs années est un très bon exemple : malgré les tentatives répétées de “faire interdire” les dispositifs qui en ressortent (jusqu’ici sans succès), la réalité est que l’existence de ces dispositifs se passe en fait de débats juridiques. Dans le même temps, son existence fournit un ennemi presque parfait, un moulin contre lequel il est d’autant plus plaisant de se battre sans cesse qu’on peut lui projeter tous les vices. La “crainte” principale de ses dénonciateurs passionnés, l’idée que l’écriture inclusive aurait vocation à être imposée comme type unique de graphie de la langue française et conduirait à une réécriture d’ensemble des œuvres du patrimoine littéraire de cette langue, est emblématique, puisque pour “prouver” le danger, ce sont eux qui se sont lancés dans une telle entreprise de réécriture, occupant la place des mêmes “diables inclusivistes” qu’ils dénoncent.

Le livre de Caroline Fourest, Génération offensée, était à ce titre à la fois frappant par son manque d’originalité et son caractère emblématique. Peu original, car l’ouvrage se contentait selon les classiques du genre de reprendre un catalogue d’affaires ayant peu de rapport les unes avec les autres (un débat sur la traduction d’une BD chez un grand éditeur y côtoyait l’attaque terroriste contre le journal Charlie Hebdo, une polémique sur la coiffure d’une chanteuse et un billet de blog étudiant sur le non-respect d’une recette de cuisine vietnamienne) en les présentant comme toutes symptômes d’un mal commun que serait l’émergence d’une génération d’étudiants trop sensibles (une thèse qui a été utilisée par les conservateurs de tout poil au moins depuis les années 1960). Emblématique, car l’exercice était mené avec le talent indubitable de polémiste qui caractérise la journaliste : pris sans recul, cet exercice d’enfilage de perles semble donner facilement du crédit à la thèse défendue, selon la technique rhétorique de l’empilement bien connue des complotistes consistant à jeter en vrac 50 exemples mal tournés, en sachant bien que le temps passé à les critiquer fera passer l’opposition pour un ramassis de coupeurs de cheveux en quatre, et de toute façon, puisqu’elle passera son temps à réagir à ce que l’on aura dit, elle n’aura pas l’occasion de défendre son propre point de vue. C’est exactement le cas de l’ouvrage en question : une affaire à laquelle Fourest consacre un chapitre entier de son ouvrage, concerne la traduction de la bande-dessinée inspirée de l’ouvrage Noire, une biographie de Claudette Colvin. L’autrice explique que, dans la négociation autour de la publication de l’ouvrage en anglais, la question aurait été posée de l’appropriation, pour une éditrice blanche, de publier un livre titré “Black” ou “Coloured”. Cas de sursensibilité ? Pas d’après le livre, qui admet à la page suivante que la discussion n’alla nulle part, et qu’en réalité, c’est bien sous le titre Coloured que l’œuvre a été traduite, et est actuellement disponible. Cela n’a apparemment pas d’importance pour l’autrice, qui y voit tout de même une atteinte à la liberté d’expression porté par des étudiants hors de contrôle. Les affaires présentées sont ainsi soit des décisions de marketing parfaitement ordinaires (quoique ridicules) dans un capitalisme de marques qui consacre une part essentielle de son travail à investir dans la publicité et la communication publique, soit des micro-mobilisations sans impact dans une période de débat public intense (le nombre d’exemples de “paniques publiques” revenant en réalité à quelques comptes Twitter et blogueurs isolés est intéressant), voire dans certains cas des distorsions totales des faits. Mais pour le lecteur qui s’attend à être confronté à une enquête de bonne foi menée par une personne de confiance, et pour qui les exemples n’ont finalement qu’une importance secondaire face au discours, il n’y aura aucune raison d’aller approfondir la masse des exemples fournis.

La multiplication des discours de cette nature chez des commentateurs et des politiciens présentés comme “modérés” est beaucoup comprise comme la reprise d’une passion et de discours émergeant de la droite dure. La “terreur woke” ne fait pas exception : les cas amenés quasi-quotidiennement chez nous sont généralement des copier-collés d’articles issus des médias les plus conservateurs du monde anglophone : Daily Mail, Fox News, et autres New York Post n’ont pas brillé par leurs dénonciations des gouvernements conservateurs aux Etats-Unis et au Royaume-Uni ces dernières années. La réponse à ce constat consiste d’ailleurs de plus en plus à s’insurger de l’énonciation même de la réalité de l’extrême-droite en France. C’est comme si rappeler, en période électorale et face à une crise politique, l’existence du bord qui a amené sa candidate au second tour de l’élection présidentielle en 2017 et revendiquait encore il y a peu le statut de “premier parti de France”, était déjà insupportable à certains commentateurs qui aiment, depuis le coeur de la capitale et rémunérés par des milliardaires, s’imaginer en porte-paroles non-biaisés des petites gens. En termes politiques, cette stratégie rhétorique a des effets concrets, via la multiplication des lois identitaires et la suppression des gardes-fous administratifs qui, tel l’Observatoire de la laïcité récemment, sont condamnés du crime de ne pas participer à la panique. Le choix gouvernemental d’organiser l’année 2021 autour de la “loi séparatisme”, qui crée de fait l’opportunité d’une polémique hebdomadaire autour d’un nouvel amendement scélérat visant à répondre à la dernière polémique médiatique “anti-woke” (à la mesure de “l’amendement UNEF” anti-libertés syndicales) se comprend dans la stratégie globale de normalisation, pacification, et siphonnage du vote FN qui est la seule réponse que la classe politique a trouvée au choc du 21 avril 2002. La panique woke fait à ce sens écho à la “droite décomplexée”, au “politiquement incorrect”, à la dénonciation des “bobos”, des “bien-pensants”, et des “droits-de-l’hommistes” qui l’ont précédée. Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, pays qui nous ont précédé dans cette voie, cette panique s’accompagne désormais de dispositifs “d’éducation patriotique” qui ressemblent tristement à de la propagande. Le Rapport 1776 américain et le Rapport de la commission sur les disparités raciales et ethniques britannique, qui affirment tous deux que le problème du racisme découle essentiellement d’une erreur de perception de minorités ayant tendance à se victimiser (en dépit du consensus scientifique et sur la base de données soigneusement sélectionnées) procèdent d’une façon similaire en proposant la mise en place d’une “éducation patriotique” qui n’est pas sans rappeler les tentatives d’imposer l’enseignement des “aspects positifs de la colonisation” déjà proposées par la droite en France en 2005.

Conclusion : contre l’apathie politique

Les effets politiques très concrets de ce réalignement politique sur le seul parti qui, actuellement, parvient à imposer sa vision du monde (aussi perverse et inefficace soit-elle à terme) ne doivent donc pas être ignorés. On serait par exemple tenté d’insister sur le fait que “les gens ordinaires” se moquent bien des polémiques réchauffées et de ce dont on fait semblant de se scandaliser vis-à-vis de tel ou tel campus états-unien. Mais ça serait rater le fait qu’il n’y a pas besoin de passionner les foules pour être politiquement efficace. Il faut aussi penser ce travail de production à la chaîne de chroniques à répétition, copié-collées les unes des autres, pour ce qu’il est : un bullshit job, à la manière de l’agitation des “chief happiness officers” de certaines entreprises et qui les conduit à proposer les trois mêmes mesures(mettre en place une zone de sieste, des bonbons à volonté, et une table de baby-foot) plutôt que de s’occuper d’augmenter les salaires des employés ou de réduire leur temps de travail. Dans la machine à produire de l’adhésion au statu quo, il n’est pas nécessaire de croire à ce que l’on fait pour le faire, il suffit de parvenir à vous faire suffisamment détester les personnes qui souhaitent autre chose, ou à défaut de suffisamment fatiguer le public pour qu’il se désengage.

Les effets de la “panique woke” ne sont pas tant, à mon avis, qu’elle mobilisent à la droite ou à l’extrême-droite les “normies” d’Angela Nagle, les gens “ordinaire” ayant un rapport fluctuant au politique, mais qu’elle continue un système de désemparement vis-à-vis de la chose politique, qui s’inscrit à la suite de ce qu’on appelait naguère la “politique-spectacle”. Elle efface les enjeux matériels au profit de terreurs uniquement symboliques (ce que ne sont pas les enjeux sociaux généralement décriés comme “sociétaux”) et remplace des alternatives de politiques publiques en alternatives de codes moraux et de valeurs. Elle transforme en bref la lutte politique en lutte morale, et contribue à maintenir les relations capitalistes comme horizon indépassable dans le cadre desquelles ces luttes morales doivent avoir lieu. Face à la délégitimation de hiérarchies aux pieds d’argile (de classe, de race, de genre notamment), le discours de la “panique woke” semble un moment presque fondamentaliste, au premier sens du terme, qui propose de réaliser une revitalisation autour de “nos valeurs” qui permettra à un capitalisme dégradé de renouer avec ses racines et de se revitaliser plutôt que de devoir être dépassé par un “autre chose” qui fait toujours peur.

Dans une période de crise économique structurelle qui met à mal les vieilles hiérarchies, le discours de la “panique woke” est celui qui en appelle aux généraux et aux chefs d’entreprise contre des étudiants désenchantés et des intellectuels ennuyeux. Elle propose de réaliser la palingenèse de nos systèmes sociaux, non pas pour critiquer, mais pour re-réaliser les hiérarchies dans lesquelles nous sommes pris. En ce sens, c’est davantage comme une force historique et politique que comme une collection d’individus qu’il faut la prendre. Dans l’alternative toujours posée entre “socialisme ou barbarie”, et indépendamment de ce que pensent ceux qui y participent, elle tend dans un sens bien précis.

Politiquement croquette anglosaxophoniste et sociologisme démoniaque.

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